jeudi 14 décembre 2006

froid dedans

13 décembre 2006, paroles découvertes chez David Myriam :

« Dans la chambre froide je ne sens plus rien suspendue à un crochet je ne suis plus rien juste une viande froide promise à votre festin demain brûlée au feu de bois réchauffée une dernière fois pour une table pleine de dents avide de mon sang [...] »

Froid Dedans : art-engage.net

jeudi 17 novembre 2005

miroir d'o

Lu dans le Journal d'O., quelque part sur la page du 8 septembre 2006 :

« si la nuit est violente, si la fille est secrète, si les pièges tous reliés dans des strates invisibles convoquent en collision à chaque instant du texte l'épuisant désir du monde et son opacité, si des rideaux de nulle part s'agencent et se défont sur le corps couronné et morcelé du rêve alors ce journal même, aussi vain et futile soit-il, quelquefois a un sens. je crois qu'il faut plonger encore et plus profond les mains dans le miroir. je crois qu'il faut extraire le suc et le cambouis des machines du désir. »

Lien : O

samedi 11 juin 2005

un autre journal

Marie :
Le 8 juin 2005

Ai mis 4 pages en ligne hier ou avant hier... Sans dates. Oui. Avais besoin de revenir en arrière, petite excursion vers ces écrits-là... les avais sans doute mis en page déjà, pas le courage d'aller relire les pages du site, pas grave, on dira que ça fait comme un refrain dans une poésie, la quête du désir, ou de la rencontre, c'est ce qui revient dans la vie... ces textes, une façon de tester si j'étais capable de les sortir de leur contexte, sans date, écrire « je » mais sans que ce soit moi, un personnage qui se raconte... mais ça ne veut pas se continuer, pas sur ce ton en tout cas. bon pas grave. je continue mon chemin. comme une petite goutte d'eau, entraînée par le courant un peu fou du torrent dans lequel elle se trouve... ça change des va-vient des vagues si calmes de la méditerranée... ça va un peu vite là, ça tourbillonne de tous les côtés, ça brasse et ça remue, ça se cogne un peu aux cailloux, ça rencontre d'autres gouttelettes, ça se tourne autour, ça se sourit, ça s'intrigue, s'interroge, se surprend, petites farandoles, ou carrément un rock, ou plus romantique une valse, les rythmes changent, les paroles s'échangent, se déposent, tout au creux de ce qui peut recueillir, les mélodies sont plaisantes, mais elle continue sa route, la gouttelette, le courant est fort et l'entraîne.. Dieu sait où... Elle se sent seule la petite gouttelette, elle se sait seule, et à la fois pas. A la fois liée, à la fois l'eau toute entière, à la fois petite molécule qui tourne sur elle même... Parfois elle se sent un peu fatiguée, alors elle se réfugie dans une petite bulle, toute douce, tout chaud... elle dort ? Elle rêve ? Puis l'air finit par manquer... Besoin de revenir à la surface... Elle se réveille... Toute étonnée. A quoi on joue ?
Qu'est ce qui va se jouer, maintenant ?

Tiens-oui, qu'est ce qui les lient entre elle, les molécules d'eau ?

vendredi 10 juin 2005

la boîte à bonheur

lulu :

8 juin : "Je suis debout dans la cuisine et je ne pense à rien. Enfin à rien, c'est difficile, même impossible. Y a toujours un petit quelque chose qui vient on ne sait d'où, un détail sur le mur le papier peint, une parole pas digérée. Quand on voudrait avoir la tête vide ça nous vient comme ça. Je voudrais dormir." Jeanne Cherhal, en duo avec Higelin

Tu fais quoi toôôôôôôâ ? Et Pourquoâââââ ? Et C'est quoi çâââââ ? dit notre Zazââââ !

« Mais c'est souvent comme ça la vie non ? C'est ridicule au début, et après, ça devient touchant... » Copyright, Marion.

vendredi 27 mai 2005

Simplement

Emmal'Indicible

Je découpe le ciel
Comme des iris ouverts à l'amour
La douleur a pris corps
La tristesse se transforme quand je te vois, je souris, une caresse sur le bras, les nuages s'envolent simplement
Dire avec le danger des mots, ils peuvent blesser torturer faire souffrir, alors je me lance contre toi en toi, simplement tu accueilles ce qui est si puissant tu recueilles et je m’envole avec elle nous avons si peu de temps
La douleur a pris corps je ne t’en parle pas, pas de noir ce soir, juste l'évidence de nous deux simplement
Je me lance dans les mots comme dans une bouche du métro une gueule ouverte grande en bras dissonants
J'ai oublié le rêve et pourtant tu étais présent
Tant de projets à mener tant d'organisation tant d'interférence et la douleur dans le corps
Des tenues à trouver, des horaires à négocier, ta peau, le temps
Elle pourra prendre le train jusqu'à Toulouse, laisser la chance que tout s'arrange que tout soit possible sa présence et la nôtre, malgré tous les imprévus qui accourent
comme si
Et quand il pleut cela dégouline partout maintenant, on vit dans un vaste aquarium, bouche ouverte à murmurer nos mots, des chants d'amour
évidemment
Entre nous trouver l'essence, le reste est sans conséquence, pourquoi cette relation existe, son importance, et puis ni l'un ni l'autre on veut que cela s'arrête, je nous fais confiance
Elle me dit d'être raisonnable, l'ai-je été un jour ?

Et si tout cela ne dure pas, l'amour ce que l'on nomme amour, on s'en fout

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